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Réussir l’AZ-104 Microsoft Azure Administrator en 2026 : préparation, examen, premiers pas

21 min de lecture

L’AZ-104, certification Microsoft Azure Administrator Associate, reste en 2026 la porte d’entrée la plus efficace vers les rôles d’administrateur cloud sur la deuxième plateforme du marché. Pour un sysadmin Windows en transition, un freelance ouest-africain qui veut se positionner sur des contrats à distance, ou une PME tech qui veut professionnaliser son équipe, la combinaison « tarif accessible + curriculum dense + reconnaissance employeur » fait de cet examen un investissement rationnel. Ce guide retrace pas à pas la préparation, depuis la création d’un compte gratuit jusqu’à l’inscription à l’examen, avec les commandes Azure CLI et les fichiers Bicep que vous taperez réellement, et les adaptations spécifiques au contexte ouest-africain.

Sommaire

Pourquoi l’AZ-104 reste pertinent en 2026

Microsoft Azure occupe en 2026 environ 23 % du marché mondial du cloud d’infrastructure, deuxième position derrière AWS (autour de 31 %) et devant Google Cloud (environ 12 %). Au-delà des chiffres globaux, Azure domine fortement quand l’écosystème Microsoft est déjà déployé chez le client : Active Directory, Microsoft 365, Windows Server, SQL Server, Power Platform, Dynamics 365. En Afrique de l’Ouest, cette logique se vérifie dans une part importante des grandes entreprises (banques régionales, opérateurs télécoms historiques, ministères, holdings) qui ont historiquement bâti leur infrastructure sur Microsoft et migrent désormais vers le cloud du même éditeur, ce qui ouvre une demande continue pour des administrateurs Azure formés.

L’AZ-104 est la certification Azure d’entrée pour les rôles d’administration cloud. Elle se distingue de son équivalent AWS (le SAA, plus orienté conception) par une emphase opérationnelle nette : provisioning, monitoring, sauvegarde, gestion du cycle de vie des ressources, gouvernance par tags et policies. C’est exactement la certification adaptée au profil du sysadmin Windows qui veut basculer vers l’administration cloud sans réécrire son socle de compétences. Pour un développeur full-stack qui veut prendre une dimension DevOps, c’est aussi un excellent premier point d’ancrage sur Azure avant de viser l’AZ-305 (architecte) ou l’AZ-400 (DevOps).

Côté débouchés ouest-africains, les fourchettes salariales observées sur le marché en 2026 pour un administrateur Azure certifié AZ-104 vont d’environ 700 000 à 1 100 000 FCFA mensuels en junior local, 1 400 000 à 2 200 000 FCFA en senior local, et trois à cinq millions de FCFA en consulting à distance pour des clients européens. Les niveaux exacts varient selon la ville, le secteur et le bagage Windows Server préalable, mais l’ordre de grandeur reste robuste.

L’examen AZ-104 en 2026 (paramètres officiels)

L’examen actuel s’appelle Microsoft Azure Administrator (AZ-104). Microsoft publie les évolutions du contenu dans le Skills Outline mis à jour régulièrement sur la page Study guide for Exam AZ-104. La version en vigueur au moment de la rédaction date du 17 avril 2026 — vérifiez systématiquement la date de publication du study guide avant de figer votre plan de révision.

Les paramètres officiels au moment de la rédaction sont les suivants. Tarif de l’examen : 165 USD, équivalent à environ 100 000 FCFA hors frais de centre. Score requis pour valider : 700 sur une échelle de 1 à 1000, soit 70 %. Durée : environ 100 minutes effectives, à laquelle s’ajoute du temps de tutoriel. Format : mixte avec questions à choix multiples, drag-and-drop, études de cas, et lab simulé interactif sur l’environnement Azure réel — ce dernier représente une part significative du score et explique l’importance d’avoir réellement manipulé le portail. Langues : anglais, français, japonais, chinois (simplifié), coréen, allemand, espagnol, portugais brésilien. Validité : un an depuis le changement de politique de juin 2021. Microsoft a ramené la validité de deux ans à un an pour la plupart des certifications role-based, mais le renouvellement est gratuit via une assessment online sur Microsoft Learn (environ 40 questions, sans proctor, illimité jusqu’à réussite).

Côté logistique, le passage se fait soit en centre Pearson VUE, soit à distance via OnVUE. En Afrique de l’Ouest, plusieurs centres sont actifs à Dakar, Abidjan, et progressivement dans d’autres capitales. La liste à jour est disponible sur le sélecteur de centre au moment de la prise de rendez-vous Pearson VUE. Pour OnVUE à distance, il faut une connexion stable, une caméra, un environnement sans coupures électriques pendant deux heures, et un téléphone portable pour la vérification d’identité initiale.

Les cinq domaines et leur pondération

Le contenu se découpe en cinq groupes fonctionnels avec les pondérations officielles suivantes (study guide du 17 avril 2026) :

1. Manage Azure Identities and Governance     20-25 %
2. Implement and Manage Storage               15-20 %
3. Deploy and Manage Azure Compute Resources  20-25 %
4. Implement and Manage Virtual Networking    15-20 %
5. Monitor and Maintain Azure Resources       10-15 %

Le domaine 1 (identités et gouvernance) est le plus pondéré et c’est aussi celui qui change le plus souvent — Microsoft Entra ID (anciennement Azure Active Directory) y joue un rôle central, avec la gestion des utilisateurs, des groupes, du SSPR (self-service password reset), des invités externes, et des assignations de rôles à différents scopes. Le domaine 3 (compute) est presque aussi pondéré et couvre VM, Bicep et ARM templates, conteneurs (Container Instances et Container Apps), App Service. Le domaine 4 (réseau) reste critique parce que vNet, NSG, Bastion, Private Endpoints et load balancers tombent à presque chaque examen. Les domaines 2 et 5 sont plus légers en pondération mais cumulent une vingtaine d’items chacun ; négliger l’un des deux peut suffire à perdre les points qui font basculer un score de 690 à 720.

Roadmap de préparation en huit étapes

La séquence ci-dessous suit l’ordre dans lequel un débutant à intermédiaire gagne en confiance le plus vite. Chaque étape contient les commandes ou les fichiers que vous taperez réellement — l’AZ-104 récompense la pratique, pas la lecture passive.

Étape 1 — Créer un compte Azure gratuit avec 200 USD de crédit

L’inscription Azure ouvre par défaut un crédit de 200 USD utilisable pendant 30 jours, plus une douzaine de mois d’accès gratuit à des services Always Free sélectionnés (B1S Linux et Windows VM, 5 GB de Blob Storage, 250 GB de SQL Database, etc.). Cette enveloppe couvre largement la totalité de la préparation AZ-104 si vous éteignez vos ressources entre les sessions. Le tutoriel détaillé pas à pas pour la création est ici : Créer un tenant Microsoft Azure gratuit.

Pour la souscription depuis l’Afrique de l’Ouest, la friction principale est la carte bancaire de vérification (Microsoft débite 1 USD remboursé pour valider). Les cartes Visa locales BIN sénégalais ou ivoirien passent généralement, mais en cas de blocage, basculer sur une carte virtuelle USD émise par un service multi-devises résout 95 % des cas. Le numéro de téléphone demandé doit être réel et joignable pour le code SMS.

Étape 2 — Installer Azure CLI et se connecter

Azure CLI est l’outil ligne de commande que vous utiliserez tout au long de l’examen et de votre carrière d’administrateur. Installez-le avec une commande adaptée à votre OS, puis connectez-vous au tenant fraîchement créé :

# Sur Linux ou macOS, installation officielle
curl -sL https://aka.ms/InstallAzureCLIDeb | sudo bash    # Debian/Ubuntu
brew install azure-cli                                    # macOS

# Sur Windows, via winget
winget install -e --id Microsoft.AzureCLI

# Vérifier la version (la 2.x est la branche actuelle)
az --version

# Se connecter (ouvre le navigateur)
az login

# Lister les souscriptions disponibles
az account list --output table

# Choisir une souscription par défaut si plusieurs
az account set --subscription "Azure subscription 1"

Astuce : configurez l’output par défaut en table pour des sessions plus lisibles : az config set core.output=table. Pour les scripts, conservez le JSON en passant explicitement --output json sur la commande.

Étape 3 — Provisionner un Resource Group et déployer un premier fichier Bicep

Tout objet Azure vit dans un Resource Group. Créez-en un, puis déployez un premier fichier Bicep qui provisionne un Storage Account — c’est l’exercice canonique qui valide votre compréhension du modèle déclaratif :

# Créer un resource group dans la région la plus proche pour l'AO
az group create \
  --name rg-az104-lab \
  --location francecentral

# Vérifier
az group show --name rg-az104-lab --output table

Créez ensuite un fichier storage.bicep avec ce contenu minimal :

param location string = resourceGroup().location
param storageAccountName string = 'st${uniqueString(resourceGroup().id)}'

resource storage 'Microsoft.Storage/storageAccounts@2023-05-01' = {
  name: storageAccountName
  location: location
  sku: {
    name: 'Standard_LRS'
  }
  kind: 'StorageV2'
  properties: {
    accessTier: 'Hot'
    minimumTlsVersion: 'TLS1_2'
    allowBlobPublicAccess: false
  }
}

output storageEndpoint string = storage.properties.primaryEndpoints.blob

Déployez avec :

az deployment group create \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --template-file storage.bicep

La sortie affiche l’endpoint blob généré. C’est l’équivalent moderne et concis des templates ARM JSON ; Bicep est désormais privilégié par Microsoft et tombe régulièrement à l’examen sous forme d’interprétation de code ou de modification d’une ressource existante.

Étape 4 — Mettre en place RBAC sur un scope précis

Le RBAC Azure est le mécanisme central de gouvernance des accès. Trois rôles intégrés couvrent 80 % des cas : Reader (lecture seule), Contributor (gestion sans assignation de droits), Owner (gestion complète y compris RBAC). Le scope d’assignation peut être un management group, une subscription, un resource group, ou une ressource individuelle ; les héritages descendent vers les niveaux inférieurs.

# Récupérer son propre objectId Microsoft Entra ID
USER_OBJECT_ID=$(az ad signed-in-user show --query id -o tsv)
echo $USER_OBJECT_ID

# Assigner le rôle Reader au niveau resource group
az role assignment create \
  --assignee $USER_OBJECT_ID \
  --role "Reader" \
  --scope "/subscriptions/$(az account show --query id -o tsv)/resourceGroups/rg-az104-lab"

# Lister les assignations sur ce scope
az role assignment list \
  --scope "/subscriptions/$(az account show --query id -o tsv)/resourceGroups/rg-az104-lab" \
  --output table

Pour les scénarios avancés (least privilege, audit, élévation temporaire), le PIM (Privileged Identity Management) ajoute une couche d’élévation à la demande avec MFA et approbation. Le tutoriel pratique est dans RBAC Azure : rôles, scopes, PIM.

Étape 5 — Créer un vNet avec subnets, NSG et Bastion

Le réseau virtuel (vNet) est la fondation de toute infrastructure Azure non triviale. Créez un vNet avec deux subnets, ajoutez un NSG qui restreint le trafic, puis ajoutez un Bastion pour vous connecter en RDP/SSH sans exposer d’IP publique :

# Créer le vNet avec un subnet workload
az network vnet create \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --name vnet-lab \
  --address-prefix 10.10.0.0/16 \
  --subnet-name snet-workload \
  --subnet-prefix 10.10.1.0/24

# Ajouter le subnet réservé Bastion (nom obligatoire)
az network vnet subnet create \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --vnet-name vnet-lab \
  --name AzureBastionSubnet \
  --address-prefix 10.10.2.0/26

# Créer un NSG qui n'autorise que le HTTPS sortant et bloque tout le reste
az network nsg create \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --name nsg-workload

az network nsg rule create \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --nsg-name nsg-workload \
  --name AllowHttpsOut \
  --priority 100 \
  --direction Outbound \
  --access Allow \
  --protocol Tcp \
  --destination-port-ranges 443

# Associer le NSG au subnet workload
az network vnet subnet update \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --vnet-name vnet-lab \
  --name snet-workload \
  --network-security-group nsg-workload

L’ajout d’un Bastion ajoute un coût horaire significatif — pensez à le supprimer après chaque session de lab si vous tenez à votre crédit gratuit. La pratique complète, peering inter-vNets et troubleshooting, est détaillée dans Réseau virtuel Azure (vNet, peering, NSG, Bastion).

Étape 6 — Configurer un Storage Account avec accès sécurisé

Le storage Azure couvre Blob (objets), Files (SMB/NFS), Disks (VM), Tables (NoSQL), Queues (messagerie). Pour l’AZ-104, focalisez-vous sur Blob et Files, et maîtrisez les notions d’accès : clés d’accès, SAS (Shared Access Signatures), accès basé sur l’identité Microsoft Entra ID, firewall réseau, endpoints privés.

# Récupérer le nom du storage account créé via Bicep (étape 3)
STORAGE_NAME=$(az storage account list \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --query "[0].name" -o tsv)
echo $STORAGE_NAME

# Créer un container blob privé
az storage container create \
  --account-name $STORAGE_NAME \
  --name documents \
  --auth-mode login

# Activer le soft delete sur les blobs avec rétention 7 jours
az storage account blob-service-properties update \
  --account-name $STORAGE_NAME \
  --enable-delete-retention true \
  --delete-retention-days 7

# Configurer le firewall : refuser tout, autoriser seulement notre IP
MY_IP=$(curl -s https://api.ipify.org)
az storage account update \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --name $STORAGE_NAME \
  --default-action Deny

az storage account network-rule add \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --account-name $STORAGE_NAME \
  --ip-address $MY_IP

La maîtrise du lifecycle management (déplacement automatique vers Cool puis Archive selon l’âge) et de l’immutability (verrou WORM pour conformité) est régulièrement testée. Voir Stockage Azure (Blob, Files, Disks, immutability) pour le pas-à-pas.

Étape 7 — Mettre en place Backup et Monitor

La sauvegarde est gérée par Recovery Services Vault (ancien nom historique) ou Azure Backup Vault (introduit plus récemment). Les politiques de backup s’appliquent ensuite aux VMs, aux Azure Files, aux bases SQL. Le monitoring repose sur Azure Monitor qui agrège métriques et logs, avec Log Analytics comme moteur de requête KQL et Application Insights pour les workloads applicatives.

# Créer un Recovery Services Vault
az backup vault create \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --name rsv-lab \
  --location francecentral

# Créer un Log Analytics workspace
az monitor log-analytics workspace create \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --workspace-name law-lab \
  --location francecentral

# Activer les diagnostic settings sur le storage account
WORKSPACE_ID=$(az monitor log-analytics workspace show \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --workspace-name law-lab \
  --query id -o tsv)

STORAGE_ID=$(az storage account show \
  --resource-group rg-az104-lab \
  --name $STORAGE_NAME \
  --query id -o tsv)

az monitor diagnostic-settings create \
  --resource $STORAGE_ID \
  --name diag-storage \
  --workspace $WORKSPACE_ID \
  --metrics '[{"category":"Transaction","enabled":true}]'

Une fois la diagnostic setting active, vous pouvez requêter les métriques en KQL depuis Log Analytics. L’AZ-104 attend que vous sachiez écrire une requête KQL simple, configurer une alerte sur un seuil de métrique, et lire un report de backup. La pratique pas-à-pas est dans Azure Backup, Azure Monitor, Log Analytics pas-à-pas.

Étape 8 — Examen blanc et inscription

Quand votre lab est aligné sur les sept étapes précédentes et que vous êtes capable, sans aide, de provisionner une VM avec disque, vNet, NSG, Storage et backup en moins de quinze minutes, vous êtes prêt pour les examens blancs. Microsoft Learn propose une Practice Assessment gratuite officielle directement liée au study guide AZ-104 — utilisez-la en dernier recours, juste avant le passage, pour calibrer votre score. Pour la phase d’entraînement, MeasureUp et Whizlabs proposent des banques de questions payantes plus volumineuses.

Pour l’inscription effective, créez votre profil sur le portail certifications de Microsoft, sélectionnez l’examen AZ-104, choisissez Pearson VUE en centre ou OnVUE à distance, et payez en ligne par carte. Les vouchers Microsoft Africa Initiative, distribués via partenaires locaux (Smart Africa, écoles partenaires de Microsoft Senegal/Côte d’Ivoire), permettent dans certains cas de passer gratuitement — vérifiez l’éligibilité auprès de votre école ou de votre employeur.

Concepts fondamentaux à maîtriser

Hiérarchie des ressources. Tenant Microsoft Entra ID (ex-Azure AD) au sommet, puis Management Groups (regroupements de subscriptions), Subscriptions (unité de facturation), Resource Groups (regroupements logiques de ressources d’un même cycle de vie), Resources (objets unitaires). Les policies et assignations RBAC s’héritent du haut vers le bas.

Régions et zones de disponibilité. Microsoft annonce plus de 70 régions Azure dans le monde en 2026. Pour l’Afrique de l’Ouest, les régions les plus pertinentes pour la latence sont France Central (Paris) et North Europe (Dublin) ; South Africa North (Johannesburg) reste plus éloignée mais utile pour des workloads à proximité du marché austral. Les Availability Zones sont des centres de données indépendants au sein d’une région ; déployer en multi-AZ assure une disponibilité supérieure pour les workloads critiques. Chaque région a une region pair pour la réplication géographique des sauvegardes.

Identités. Microsoft Entra ID est le service cloud d’identité (anciennement Azure AD). Active Directory Domain Services (AD DS) reste le service on-premises classique. Microsoft Entra Domain Services (anciennement Azure AD DS) fournit un AD managé en cloud pour les workloads qui ont besoin de l’expérience AD traditionnelle. Conditional Access et MFA sont des mécanismes Microsoft Entra ID. PIM (Privileged Identity Management) ajoute l’élévation just-in-time.

Modèles de déploiement. ARM (Azure Resource Manager) est le moteur de provisionnement sous-jacent. Les fichiers ARM JSON restent valides mais Microsoft pousse Bicep, plus concis et plus lisible, qui transpile vers ARM. Terraform reste pertinent pour les infrastructures multi-cloud où Bicep ne couvre que Azure. À l’examen, les questions ARM/Bicep portent sur l’interprétation et la modification, pas sur l’écriture from scratch.

Tutoriels pratiques de la série

Pour chaque domaine, un tutoriel pas-à-pas dédié approfondit la mise en pratique :

Pour la suite logique de carrière côté Azure, voir Azure Solutions Architect Expert AZ-305.

Réalités du terrain en Afrique francophone

Coût total réel. L’examen lui-même coûte 165 USD, soit environ 100 000 FCFA hors frais. À cela peuvent s’ajouter les frais Pearson VUE (5 à 10 USD selon le mode) et le coût d’un éventuel cours payant (Udemy entre 10 et 20 USD en promotion, A Cloud Guru ou Pluralsight autour de 30 à 40 USD par mois). En autodidacte avec Microsoft Learn et la chaîne YouTube John Savill (gratuites), le coût total tient sous 120 000 FCFA. Avec un voucher Microsoft Africa Initiative, le coût peut tomber à zéro.

Paiement de l’examen. Les cartes locales BIN sénégalais ou ivoirien passent généralement chez Pearson VUE ; en cas de blocage, basculer sur une carte virtuelle USD multi-devises (services type Wise, accessibles dans plusieurs pays CEDEAO via vérification d’identité) résout la majorité des cas. Les comptes en CFA n’étant pas multi-devises par défaut, prévoir des frais de change bancaire (1 à 3 % typiques) si vous payez avec une carte CFA classique.

Latence et choix de région. Depuis Dakar et Abidjan, la latence aller-retour vers France Central est typiquement autour de 50 ms, ce qui rend l’expérience portail Azure très confortable. North Europe (Dublin) tourne autour de 60 à 80 ms. South Africa North est plus loin (autour de 150 ms). Pour vos workloads de production destinés à des clients européens, France Central est le choix par défaut. Pour des workloads à servir localement, étudiez aussi les options edge et CDN avant d’investir massivement.

Bourses et vouchers. La Microsoft Africa Initiative propose des vouchers gratuits pour certains examens via partenaires locaux ; renseignez-vous auprès des écoles d’ingénieurs (ESMT et Sup’Imax à Dakar, ESATIC à Abidjan, par exemple), des incubateurs et des programmes Microsoft for Startups. Les bourses LinkedIn Learning et Coursera affichent parfois des codes pour le contenu préparatoire. Microsoft Learn reste 100 % gratuit et couvre toutes les compétences mesurées par l’AZ-104.

Salaire post-certification. Pour un junior local certifié AZ-104 avec un bagage Windows Server, les fourchettes observées tournent entre 700 000 et 1 100 000 FCFA mensuels en début de carrière, 1 400 000 à 2 200 000 en senior local, et 3 à 5 millions de FCFA en consulting à distance pour clients européens. Les contrats remote européens demandent généralement, en plus du certificat, une bonne maîtrise de l’anglais écrit et oral, et un portfolio de réalisations vérifiables (GitHub avec Bicep, blog technique, projets en production).

Erreurs fréquentes

Erreur Conséquence Solution
Confondre Microsoft Entra ID (cloud, ex-Azure AD) avec Active Directory Domain Services (on-prem) Erreur conceptuelle qui revient à plusieurs questions de l’examen Retenir la table : Entra ID = cloud, AD DS = on-prem, Microsoft Entra Domain Services = AD managé en cloud
Préparer sur des ressources antérieures à juin 2021 qui mentionnent une validité de deux ans Plan de renouvellement faussé Vérifier la date de publication de chaque cours, valider auprès du Microsoft Learn renewal page
Sauter Bicep pour ne préparer que ARM JSON Microsoft pousse Bicep depuis 2022, plusieurs questions d’interprétation portent dessus Apprendre Bicep, plus concis et plus lisible, et savoir le convertir en ARM si nécessaire
Sous-estimer la part lab de l’examen Perte de points significative — le lab pèse une part substantielle du score selon les sessions Pratiquer le portail Azure réel pendant la préparation, pas uniquement la doc
Préparer en français alors que le niveau de FR technique Microsoft est mal maîtrisé Confusion sur les termes traduits (« stratégie » pour policy, etc.) Tester un module en chaque langue et choisir celle où vous êtes le plus à l’aise ; passer en EN si doute
Lab oublié allumé entre deux sessions Crédit gratuit consommé en quelques jours par les VMs et les Bastions actifs Toujours az group delete --name rg-az104-lab --yes en fin de session, ou auto-arrêter les VMs
Ignorer les case studies 10 à 15 % du score perdus, souvent suffisant pour basculer sous 700 Pratiquer les longues mises en situation Microsoft Learn, lire entièrement avant de répondre

FAQ

Combien de temps pour préparer l’AZ-104 sérieusement ?

3 à 4 mois en autodidacte à raison de 12 heures par semaine si vous avez un bagage Windows Server / Active Directory. 6 mois pour un débutant complet en infrastructure. 1 à 2 mois pour quelqu’un qui a déjà passé l’AWS SAA et utilisé Microsoft 365 en entreprise.

Faut-il passer l’AZ-900 (Fundamentals) avant l’AZ-104 ?

Optionnel. L’AZ-900 vise des rôles non techniques (vente, gestion de projet, achats) et reste très en surface. Pour un profil technique qui veut administrer Azure, sauter directement à l’AZ-104 est rationnel. Si la Microsoft Africa Initiative offre un voucher AZ-900 dans votre programme, prenez-le pour la confiance, mais ne le considérez pas comme un prérequis.

L’AZ-104 expire-t-il vraiment ?

Oui, validité d’un an depuis le changement de juin 2021. Le renouvellement est gratuit via une assessment online sur Microsoft Learn (environ 40 questions, sans proctor, illimité jusqu’à réussite). Vous recevez un mail de Microsoft 6 mois avant l’expiration, puis des relances mensuelles.

Salaire post-AZ-104 versus post-AWS SAA en Afrique de l’Ouest ?

Comparable en local. AZ-104 est plus pertinent quand votre marché cible est l’écosystème Microsoft (banques, grandes entreprises traditionnelles, ministères). AWS SAA prend l’avantage chez les startups et les sociétés qui modernisent depuis zéro. Les deux ouvrent des perspectives de remote consulting Europe à 3-5 millions de FCFA mensuels avec quelques années d’expérience.

Faut-il aussi viser une certification Microsoft 365 ?

Si votre rôle inclut l’administration des utilisateurs Microsoft 365 (mailbox, Teams, SharePoint), oui — la MS-102 (Microsoft 365 Administrator Expert) est la certification consolidée qui a remplacé les anciennes MS-100 et MS-101. Pour un rôle Azure pur, c’est optionnel.

Peut-on passer l’AZ-104 sans avoir jamais touché à Azure ?

Théoriquement oui. Pratiquement, le score chute brutalement sur la part lab et les questions de troubleshooting où l’expérience portail compte plus que la mémorisation. Comptez deux mois minimum de pratique régulière avant de planifier la date d’examen.

Quelles régions Azure choisir pour le lab depuis l’Afrique de l’Ouest ?

France Central par défaut pour la latence (50 ms typique depuis Dakar et Abidjan). North Europe en alternative. Évitez les régions États-Unis pour le lab — la latence dégrade significativement l’expérience portail.

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